Organiser son campement

Publié le par Le Blog des PIEDS ROUGES

Une fois le lieu du campement bien choisi, il reste à l'organiser concrètement pour en faire un endroit sympa et pratique .

Voici comment nous nous organisons pour installer notre "chez nous" :

- Il fait jour, mais le soleil menace de se coucher dans l'heure. Nous nous mettons donc tous à ramasser du bois pour le feu. Nous sommes encore chauds, profitons-en pour ce dernier effort qui, selon les lieux, peut être plus ou moins long et fatiguant. S'il y a de la neige, c'est en même temps l'occasion de piétiner et de tasser le coin (important pour planter la tente). Nous ne ramassons ou ne cassons que du bois MORT ! Nous ramenons en même temps des pierres pour entourer le feu, et des grosses pierres pour faire office de sièges.

- Nous décidons précisément où seront plantées les tentes et à quel endroit sera placé le feu. Lorsque nous avons abordé "comment choisir le lieu du campement", nous avons parlé d'un endroit à l'abri du vent, mais avec une vue dégagée. Si ce qui nous protège du vent est une foret, il est évident que le feu ne sera pas juste au dessus des arbres. Nous plantons donc les tentes avant que la pénombre n'arrive; elles sont proches de ce qui fait office de coupe vent : une foret, un mur de ruine, une haie haute et touffue... Au préalable, nous tassons la neige en marchant avec nos raquettes là où nous allons camper. Sinon, ce n'est pas possible de planter les sardines. Ensuite, nous couvrons les bandes latérales des tentes (elles reposent sur le sol) par de la neige pour éviter les courants d'air. Cela stabilise en plus la tente en tendant encore plus les paroies. Les entrées des tentes sont dirigées vers la vue dégagée et dans le meilleur des cas à l'Est pour la chaleur du soleil levant. Nous installons le couchage : un poncho est déplié dans la tente, nous gonflons nos petits matelas isolants et confortables (légers, pratiques, tenant peu de place mais un peu cher à notre goût : mais là c'est indispensable!) et installons les sacs de couchages. Tout sera pret lorsque la fatigue de la marche et la digestion nous porteront dans les bras de Morphée...

- Nous préparons maintenant le feu , pas trop loin des tentes pour créer une unité, mais pas trop proche non plus, pour éviter que des braises ne viennent les trouer. Il est situé à un point qui pourrait être la convergence des directions des tentes... Voir la rubrique "faire son feu de camp ".

- C'est l'heure de l'apéritif, moment sacré ou le cuisinier commence à préparer la popotte. Là on souffle en se léchant les babines à l'idée du repas extraordinaire qui nous attend. Qui a la chance de manger des plats mitonnés avec amour sur un feu de bois en pleine montagne, et parfois en plein hiver...?

- Suivant les saisons et la météo (vent, pluie...) nous choisissons ou pas de charger le feu avant d'aller dormir. Nous visons alors à le rallumer le lendemain matin avec un souffle long, fin  et puissant ou quelques brindilles. Si nous pensons qu'il y a risque à cause du vent (surtout en été dans un coin sec) nous ne tentons pas le diable. Par contre, s'il pleut ou si nous sommes sur de la neige, nous le faisons quasi systématiquement, ET CA MARCHE !

- Après le petit déjeuner du matin, c'est l'heure du rangement... Nous faisons toujours très attention à ne laisser aucune trace de notre passage par respect pour la nature et pour les autres randonneurs. Nous transportons donc notre poubelle, nos bouteilles vides et tout ce qui n'a pas pu brûler dans le feu. Nous remettons le bois restant autour et loin du campement, éparpillons les pierres et mettons de la terre et de l'herbe sur les cendres du feu. Il ne se voit donc plus et ne représente pas non plus un risque d'incendie.

- Les sacs sur le dos, les chaussures bien attachées, nous sommes parés pour de nouvelles aventures !

Eric

Publié dans RANDO POUR LES NULS

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